Jekafo

 

Président : Mr Olivier DU BOIDULIER

 

L’association française « JEKAFO » (« la mise en commun des idées » en bambara) a pour but de soutenir des actions de solidarité internationale et a voulu, à ce titre, appuyer la mise en place d’un projet de développement original au Mali. Ce projet est né de l’engagement soutenu de trois membres de l’association au Mali.

* Olivier du Boisdulier, aujourd’hui président de l’association Jekafo, a passé huit années au Mali, dont 3 ans et demi comme volontaire de la Guilde Européenne du Raid, et a coordonné les projets de développement de l’association Tanima 2000 sur le terrain. Il était en charge d’un programme de conservation des fruits et légumes par séchage solaire sur une vingtaine de villages pour améliorer l’équilibre alimentaire des familles et leur apporter une source de revenus supplémentaire. Les quatre dernières années, il a en outre démarré une activité hôtelière en association avec un ami Malien à Mopti, lui fournissant les fonds nécessaires au démarrage du projet, aux portes d’une région touristique du Mali : le Pays Dogon. L’hôtel Yapasdeprobleme a été entièrement géré par une équipe malienne d’une quarantaine de personnes, formée par Olivier. Avec les événements récents survenus au Mali, l’hôtel n’emploie plus aujourd’hui que sept personnes et maintient une activité réduite. 

* Ousmane Guindo, gérant et associé de l’Hôtel Yapasdeprobleme, est originaire de la falaise Dogon. Depuis de nombreuses années, il participe à des programmes de développement des villages du pays dogon.

* Laure Barthe, volontaire de la Guilde Européenne du Raid, a mis en place des projets de développement en Pays Dogon, sur la thématique de l’exode rural des jeunes filles. Pour freiner ce phénomène, elle a élaboré des projets dans les villages d’exode qui mêlaient alphabétisation et microcrédit. Les jeunes filles pouvaient ainsi rester en famille au village et gagner de l’argent grâce au programme de microcrédit sans avoir à partir en ville travailler comme aides ménagères pour un salaire très faible (entre 5 et 7 euros par mois).

De ces différents projets est née une idée, celle d’utiliser une partie des bénéfices de l’hôtel pour financer des projets de développement dans la région. En effet, le tourisme ne profite que très indirectement aux Maliens, qui ont peu de fonds et manquent d’expérience et de formation pour investir dans cette activité. Les villages Dogon qui attirent tant de touristes au Mali ne profitent somme toute que d’un pourcentage infime de l’argent dépensé au Mali. S’ajoute à cela une autre problématique : en dehors des villages situés le long de la falaise Dogon, il existe tout un territoire en Pays Dogon, sur la falaise (le Plateau) et au bas de la falaise (la Plaine), qui est totalement exclu des circuits touristiques et qui ne bénéficie absolument pas de ses effets. Si les étrangers qui visitent le Pays Dogon ont pu s’attacher à un village et revenir ultérieurement apporter une aide (un puits, une école, un centre de santé…), les villages hors circuits touristiques ne peuvent prétendre à de telles opportunités.

Nous avons donc imaginé qu’une partie des revenus de l’hôtel pourrait être utilisée pour mettre en place des projets de développement dans des villages non touristiques du Pays Dogon, pour assurer une plus juste répartition des retombées du tourisme. Nous avons donc créé l’association Jekafo, en France en 2007, qui représente environ 80 adhérents.

Aujourd’hui, avec les difficultés liées à la baisse d’activité de l’hôtel, celui-ci ne peut plus pour le moment financer l’association. C’est pourquoi nous nous tournons de plus en plus vers d’autres sources de financement pour réaliser nos projets.

Les objectifs spécifiques sont :

  • De freiner l’exode rural des jeunes filles en Pays Dogon, en leur permettant, grâce au microcrédit, de générer un revenu tout en restant au village, et de lutter contre l’analphabétisme des filles, en leur permettant de bénéficier d’une session d’alphabétisation, dès lors qu’elles ne sont pas scolarisées.
  • De renforcer la sécurité alimentaire des villages par la mise en place de banque de céréales.
  • D’améliorer l’accès à l’eau des villages.